Nouveau départ !

Il y a peu, sur ma page Facebook, je vous avais promis de vous donner bientôt des nouvelles de mes projets d’écriture, de mes objectifs, mais surtout de vous parler de cette décision, qui a longtemps mûri.

Pour commencer, je vous donne des petites nouvelles de « L’affaire Bella Rosa » :

Affaire Bella Rosa
« L’affaire Bella Rosa », roman policier entre suspense & humour, paru aux éditions NumerikLivres le 16 mai 2017.

 

Suite au décès de mon éditeur en septembre 2018, la situation a été fort compliquée pour nous, auteurs NumerikLivres. En raison d’une succession assez complexe, nous avons lutté pendant des mois pour que nous soient rendus les droits de nos romans et que ceux-ci soient enfin retirés de la vente. Je ne vais pas exposer ici tous les détails de cette croisade (je pourrais en écrire un livre !), mais grâce aux efforts de chacun de nous et de la SGDL qui nous a apporté une aide précieuse, nos titres ont peu à peu été retirés des plateformes de vente et la société NumerikLivres est depuis le 16 août dernier, radiée du registre du commerce et des sociétés. Le roman n’est donc plus du tout disponible, que ce soit au format numérique, ou au format papier. Sachez alors que l’exemplaire que vous avez acquis est désormais considéré comme collector, prenez-en bien soin 😀

Plaisanterie à part, lors de mon précédent article par ici, je ne savais pas encore si une fois cette bataille terminée, « L’affaire Bella Rosa » rejoindrait « Scénario imparfait » en autoédition. Je vous avoue avoir longtemps été dans le flou quant à la suite… Mais après une longue réflexion, du recul et une analyse de mon parcours, une décision importante s’est imposée : je ne souhaite plus passer par l’autoédition.

L’autopublication m’a énormément apporté et m’a permis de faire découvrir ma détective Mélina Corneille à de nombreux lecteurs et il faut bien avouer que voir son roman disponible à la vente après des mois d’écriture et de relecture, ça a quelque chose d’assez fascinant ! Il est évident que pour de jeunes écrivains comme moi, l’autoédition est un formidable moyen de réaliser un rêve. Voir un projet comme celui-ci se matérialiser procure une immense fierté et un profond sentiment d’accomplissement. L’autoédition permet également de se confronter aux retours des lecteurs, des blogueurs, des bêta-lecteurs, mais aussi du correcteur (si vous avez la chance d’en trouver un très compétent) ; ces retours permettent de progresser et de porter un œil différent et plus critique sur son travail.

Bien entendu, l’autoédition n’a pas que de bons côtés et tout le monde ne s’y retrouve pas forcément, ce qui est mon cas. J’avais déjà un peu évoqué mon ressenti sur le sujet lors de l’interview, sur le site de Fanny Cairon en mars dernier. Ayant autoédité une nouvelle et deux romans, j’ai pu explorer ce processus et de m’en satisfaire… un temps.

L’autoédition a certains avantages, comme le fait de rester propriétaire de ses droits et d’avoir une rémunération plus intéressante, puisque les pourcentages sont nettement plus élevés. Encore faut-il vendre suffisamment. Ou vendre tout court. De mon expérience personnelle, les inconvénients ont été bien plus nombreux, ce qui motive ma décision aujourd’hui.

Nombreux sont les auteurs autoédités qui s’épanouissent vraiment dans ce processus ; ils y trouvent liberté d’action, de choix, ils ont la main sur tout, et malgré les difficultés, dirigent avec entrain leur activité en devenant de véritables entrepreneurs. Ils gèrent toutes les étapes de publication avec aisance, ils y prennent plaisir, et c’est le plus important.

Pour ma part, ce fut tout autre chose.

Créer mes histoires, mes personnages, faire des recherches, définir le plan de construction du roman, puis passer des heures à écrire, est un pur bonheur.

Mais faire les bons choix en matière de visuels, réaliser la couverture du livre, les bannières pour les réseaux sociaux, me débattre avec la mise en page de la maquette pour le format papier, essayer tant bien que mal de définir une communication qui tient la route… Non. (Et la liste est encore longue.)

Je me suis rendu compte que faire tout le travail de publication entièrement seule ne me procurait aucun plaisir. Et je vous assure que j’avais des sueurs froides à l’idée de retrouver le gabarit d’Amazon pour une éventuelle autre mise en page.

En étant auteur autoédité, il faut savoir gérer seul toutes ces étapes, et si les compétences ne sont pas suffisantes, pouvoir financièrement faire appel à des prestataires, par exemple un graphiste, un maquettiste, un illustrateur. Il est également indispensable de mettre en place une bonne stratégie de communication, car la clé est la visibilité. Et ce n’est pas une mince affaire avec toutes les productions (autoéditées ou non) qui voient le jour au quotidien. Sans visibilité, on ne vend pas. Tout cette activité demande énormément de temps, d’investissement et beaucoup d’énergie. Et surtout, toutes ces tâches sont issues de métiers bien spécifiques, que je ne maîtrise pas. Avoir toutes ces casquettes ne me convient pas ; j’aimerais simplement celle de l’écrivain.

Dans mon esprit, et ce depuis le début, j’ai toujours vu l’autoédition comme une passerelle, un moyen d’attirer l’attention des maisons d’édition sur la série que j’avais créée et que vous connaissez, qui a pour héroïne la détective Mélina Corneille. Tenter de se faire repérer par ce biais était le véritable enjeu. Ce devait être une étape : le temps de trouver un éditeur, une maison pour mon projet. Et c’était plutôt bien parti puisqu’à peine un an après la mise en ligne du premier roman, je signais avec NumerikLivres.

À ce jour, je ne me vois pas poursuivre en autoédition. Faire cavalier seul de A à Z ne m’a pas plu, et démoralisée bien des fois !

Lors de ma collaboration avec NumerikLivres, malgré les hauts et les bas, j’ai aimé ce sentiment de faire partie d’une maison, d’une équipe, et bénéficier de précieux conseils qui m’ont permis de considérablement faire évoluer mon écriture. C’est cet accompagnement-là que je recherche à nouveau aujourd’hui, ces conseils de professionnels de l’édition, qui connaissent le marché, qui savent comment mettre en valeur un livre, une histoire, un auteur. Des personnes qui savent porter un projet et qui mettent tout en œuvre pour que le roman rencontre son plus grand nombre de lecteurs.

Le monde de l’édition n’est pas toujours rose, j’ai pu m’en rendre compte avec cette première expérience riche d’enseignements. Mais comme je l’ai évoqué sur Twitter récemment : je pense qu’il n’y a pas de concurrence entre l’édition traditionnelle et l’autoédition, ni même de comparaison. Ces deux formes de publication sont radicalement différentes ; ce sont deux possibilités qui existent et doivent continuer d’exister. Simplement, chaque auteur va vers ce qui lui convient le mieux, ce qui lui correspond. Et c’est exactement la même chose pour le lecteur.

Monia Boubaker romans

Actuellement dans l’écriture de la troisième enquête, je compte bien y apposer le point final et proposer les trois volets de cette série à des éditeurs. Parce que j’y crois, tout simplement. Et parce que pour l’instant, je n’arrive pas à faire autrement. Mélina, c’est une partie de moi depuis le début de ses aventures et si je ne terminais pas ce troisième opus, j’aurais un sentiment d’inachevé.

Et puis je pense que trois romans seront suffisants pour déterminer si la série a un potentiel et un avenir aux yeux de professionnels.

Je n’ai pas peur de travailler, de retoucher, de reprendre, de reformuler ; je souhaite m’entourer de personnes qui pourront m’apporter leur expérience, bénéficier de conseils d’auteurs plus chevronnés. Pourquoi ne pas également faire appel à un éditeur free-lance pour travailler ces écrits en profondeur avant de les soumettre aux maisons d’édition ?

J’ai envie d’emprunter d’autres chemins, de trouver d’autres pistes.

Peut-être que cette série n’est pas ce qui est recherché actuellement, qu’elle n’est pas suffisamment intéressante, que les manuscrits ne sont pas encore assez aboutis, ou simplement, que le moment n’est pas encore venu, mais je ne suis pas prête à la lâcher.

Croiser la route de la bonne personne, celle qui croit en vous et en votre projet, c’est souvent une question de moment, de rencontre, aussi.

Vous l’avez compris, la troisième enquête de Mélina ne sera pas autoéditée et je ne renouvellerai pas la publication chez Librinova pour le format numérique de « Scénario imparfait« . À compter du 26 octobre prochain, celui-ci ne sera donc plus disponible. Quant à la version papier, je la retirerai également, mais peut-être un peu plus tard. En fin d’année probablement. Comme je souhaitais mettre le point final à l’autoédition, je ne voyais pas l’intérêt de laisser le deuxième volet de cette aventure en vente, alors que le premier resterait introuvable. (Bref, un autre collector à acquérir 😉)

Cette décision est une forme de nouveau départ, en somme ;  j’en suis très heureuse. Soulagée aussi, de mettre fin à une situation où je n’étais plus à l’aise.

Alors bien sûr, je reste présente et vous tiendrai toujours au courant, par ici et sur les réseaux sociaux, de l’avancée de mes projets, que ce soit pour la troisième enquête ou pour les autres, car j’ai aussi envie d’explorer d’autres idées 😊

 

Le programme, en bref :

  • Travailler, encore. Améliorer mon écriture, au contact de ceux qui sauront me faire progresser.
  • Terminer l’enquête n° 3 de Mélina Corneille
  • Continuer de proposer la série Mélina Corneille aux éditeurs, troisième opus compris, dès que celui-ci sera achevé.

  • Rester concentrée sur l’écriture, et uniquement l’écriture !

  • Proposer, au fur et à mesure, mes nouveaux projets aux éditeurs.

 

Je tiens à vous remercier tous, du fond du cœur, de m’avoir soutenue par vos messages, commentaires, et avis laissés sur les plateformes de vente. Mélina a vécu en autoédition grâce à vous.

Et un grand merci à Librinova qui m’a accompagnée dans cette aventure ; merci pour leur bienveillance et leur soutien aux auteurs.

À très bientôt pour de nouvelles aventures ! 😊

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